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Pavlina
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le monde de Mysterre


Dimanche 15 août 2004
Etrange sont les sentiments, on est certain de bien les connaître, les maîtriser et il suffit parfois d’un souffle nouveau, si infime soit il pour que toutes nos certitudes s’effondrent. On se bâtit une vie avec un conjoint, des enfants certain que plus rien ne viendra troubler ce havre de paix, on vit heureux, puis vient un jour où, le hasard aidant, on perçoit une étincelle. Celle-ci n’est pas dans les yeux de son conjoint ou l’un de notre enfant mais ailleurs… Cette étincelle vient du fond du cœur où elle tente, en fait depuis un certain temps déjà, de se faire voir, de grandir et ce afin d’illuminer à nouveau notre vie. C’est là que l’on se sent tout d’un coup faible, on ne cesse de se poser des questions sur le bien fondé de notre vie, sur nous… Que dire quand cette étincelle est doublée d’une nouvelle rencontre, ce nouvel « air », le doute s’installe vraiment et l’on à plus qu’une seule envie, de tout lâcher, une seule volonté celle de pouvoir revenir en arrière, refaire cette vie, autrement, mieux, avec d’autres que ceux que l’on aime…dans un autre monde, une autre vie, ailleurs, loin. J’en suis là… Pavlina.

Vendredi 23 juillet 2004
Pardonner. Sait-on vraiment pardonner et que veut dire pardonner ? Pardonner c’est beaucoup de choses et rien à la fois. On pardonne sans jamais vraiment le faire. On oublie surtout, mais partiellement, car pardonner c’est ne plus penser et l’on repense toujours au mal que l’on nous a fait. Bien sûr on a toujours des blessures passagères que l’on peut pardonner car elles ne sont que superficielles et on peut les oublier. Mais une blessure profonde ancrée au fond de son cœur et faite par des êtres aimés ne peu s’oublier, donc se pardonner. Même après plusieurs années de joies et de bonheurs passés en compagnie ou séparée de la personne qui nous a blessés, un jour on y repense et là, on se pose la question : « Lui ai-je vraiment pardonné ? »

Mardi 6 juillet 2004
Mais qui sont-elles ces ombres qui nous entourent ? Que nous veulent –elles ? On a peur d’en parler, on ne veut pas y croire mais pourtant elles sont bien là ! Ombre ou esprit peu importe le nom qu’on leur donne, ce sont toujours les mêmes personnes. Les mêmes personnes que l’on a aimées et qui sont décédées, ou encore celles qui secrètement nous ont aimé et ne veulent nous quitter pour se raccrocher à nous comme à leur passé. On les craint car nous nous faisons de fausses idées mais elles, ne sont elles pas là pour nous protéger ? Et c’est quand vient le soir, quand je vais me coucher que toi Victor, mon ombre à moi, tu te manifestes de temps en temps, tu te manifestes par tes caresses sur ma peau qui me font croire que tu vis dans une grande détresse…. Mais comment t’aider ? Dites-nous comment vous aider pour que votre âme soit en paix ? Pavlina.

Lundi 28 juin 2004
Quelle est la définition de la bêtise humaine ? : L’être humain. L’être humain car il est méchant et sans pitié vis à vis des autres et de lui-même. Il ne pense qu’à faire le mal autour de lui, sans même penser un instant qu’il s’en fait autant mais cela ne lui fait rien et il continu. Puis un jour, il a mal, mal de vivre, mal d’être lui, alors il pleur sur sont sort mais, ce malheureusement pour le monde, il se sent innocent de ce qui lui arrive et il culpabilise son entourage. Ce qui fait que pour se sentir plus fort et par désespoir il est méchant avec les autres. Méchant et bête comme chaque être humain. Pavlina.

Lundi 28 juin 2004
Ah ! Vous les hommes ! Pourquoi nous tendez-vous ces pièges ? Vous savez très bien repérer celles qui ont besoin de tendresse, d’être aimées et tel une araignée vous nous prenez au piège dans votre toile ! Toile qui n’est faite que de mensonges mais l’on se plait à les écouter car vous savez si bien les manier. Malheureusement pour nous, nous ne savons ou ne voulons y échapper car nous osons espérer que cet amour là durera une éternité. Alors même si cela est contre notre nature, par ce manque de tendresse, nous nous abandonnons dès le premier soir dans vos bras tout en gardant l’espoir que cela n’aura jamais de fin. Et vous, vous riez en vous disant encore une que je peux « tirer » comme je veux, mais jamais vous essayez de comprendre pourquoi cette facilité. Oh non ! Vous, vous pensez déjà au lendemain, quand devant vos copains vous direz : « cette salope là je me la suis faite… » Sans réfléchir un moment au poids que peuvent avoir de telles paroles, aux conséquences pour nous. Nous qui osons pendant un moment vous aimer en toute sincérité pensant que c’est réciproque. Mais ce bonheur que vous nous donnez s’efface dès que vous nous quittez sans même vous retourner ou nous dire si l’on se reverra ou pas. Et c’est bien souvent la mort dans l’âme et avec des remords que l’on rentre chez soi en attendant que vienne le prochain qui nous prendra dans le piège de l’amour. Pavlina.

Lundi 28 juin 2004
Qui sont-ils, où vont ils ? Lors de mes voyages, je rencontre beaucoup de gens, pourquoi ? Ces gens de passage, avec qui l’on discute le temps d’un trajet en train, le temps d’une soirée et que l’on ne reverra plus jamais ! Qui sont-ils réellement, pourquoi eux et pas quelqu’un d’autre ? Finalement je ne crois pas que les gens soient si pourris que cela seulement ils ont peur, peur de montrer leur gentillesse et leur sensibilité. Pourtant lorsqu’on arrive à converser avec eux, en générale se sont des personnes très intéressantes et malgré cela, arrivé à la gare ou à la fin de la nuit, ils s’évaporent tels la rosé du matin au soleil, qui aura fait un effort pendant la nuit afin de s’affirmer pour se faire voir. Cet échange, de connaissances, de cultures, de vies… Eh oui de vies car en sommes lorsqu’on se rencontre, on fait un retour en arrière et l’on résume sa vie en quelques phrases. Après les avoir écoutés, on peut lire sur leurs visages un trait de soulagement, comme s’ils avaient besoin de raconter leur vie afin de se libérer d’une lourde charge. « Ces gens là » comme le chantait si bien Jacques Brel c’est également nous. Nous qui faisons comme eux, nous leur racontons également un morceau de notre vie. Puis, l’on s’en va ravi. Pavlina.

Mardi 22 juin 2004
Seule, toujours seule, toujours cette solitude qui est là, mais pourquoi ? Pour qui ? Puisque l’on dit que dans la vie tout a un sens alors que l’on m’explique cette solitude qui est ma plus grande et fidèle compagne ? Pourquoi ne suis-je pas comme les autres ? Ou alors les autres sont comme moi mais elles arrivent à mieux le cacher ? ! Je ne crois pas ! Néant moins, je suis toujours aussi seule sans personne à qui parler, sans personne pour m’écouter. Que m’arrive-t-il ? Pourquoi suis-je autant perdue ? J’ ai l’impression que je perd le cours de la vie, je ne sais plus quoi faire ! Y-a-t-il quelqu’un, quelque part qui peut me répondre et m’aider ? Quelqu’un qui puisse m’écouter et enfin combler cette solitude ? ! Quelqu’un qui puisse m’aimer… Suis-je en mal d’amour ? Peut être mais je suis toujours aussi seule. Est-ce dans ma tête que cela ne va pas ou suis-je seulement entrain de passer une petite crise ? Toujours des questions, malheureusement, elles restent sans réponses car je n’ai personne pour y répondre, personne pour me comprendre, si ce n’est que cette solitude qui reste aussi à mon goût parfois trop silencieuse. Je suis lasse d’être seule… Pavlina.

Mardi 22 juin 2004
L’attente d’une naissance, l’attente d’une mort, on a tous, un jour ou l’autre quelques chose ou quelqu’un à attendre. L’attente n’a pas de fin, même lorsque l’on obtient ce que l’on a toujours attendu, on recommence à attendre autre chose. On attend avec impatience l’heure d’un rendez-vous où personne ne viendra, on attend un départ pour un voyage que l’on ne ferra finalement qu’en rêve. On attend de se marier pour être enfin heureux. Puis vient un jour où l’on a plus rien à attendre de la vie alors patiemment on attend la mort ! Moi maintenant j’attends… Pavlina.

Lundi 21 juin 2004
Qui sont-ils ces gens là ? Ils se prétendent être nos amis mais n sont ils pas nos pires ennemeis ? Toujours à l'affut du moindre changement chez nous afin de mieux nous jalouser. Toujours à se réjouir de notre sort lorsque nous sommes dans le malheur mais parcontre, dès que nous remontons la pente, ils sont les premiers à nous critiquer. Les premiers à monter le reste de notre entourage contre nous mais les derniers à nous féliciter. Nous prenons un animal chez nous, quelle horreur! Au moindre dégat causé chez eux par un autre chat ou chien, ils ne veulent rien savoir, ils se font juges et bourreaux et biensûr c'est votre animal qui porte le chapeau. Ensuite ils jettent leurs dévolu de bétise et de méchanceté qu'ils ont dans le coeur sur votre compagnon alors que lui ne demande et ne fait qu'aimer les gens l'entour. Bref, les voisins ce sont eux, les voisins ce n'est jamais nous. Pavlina.

Lundi 21 juin 2004
Peut on dire que l'amour existe encore dans ce monde froid et pervers ? Y-a-t-il encore une place pour l'amour ? Et, s'il existe encore quelques personnes qui savent aimer, elles n'osent plus l'avouer. Les hommes ne comprènnent plus les sentiments, ils sont devenus aussi froid que les machines qu'ils fabriquent et qui envahissent ce monde. Je crois? Les quelques personnes qui sevent aimer, son comme moi complètement paumées. Quel sont ceux à qui l'on ose encore avouer ses sentiements sans que l'on nous rit au nez ? Moi-même, j'ai parfois éssayé mais il ne m'en reste que des amours baffoués par des hommes trop bête et ignorants ! Que le monde serait beau si l'on pouvait s'exprimer librement sans craintes et sans regrets car pour une fois l'on serait compris. Pourquoi ne pas laisser aller librement ce sentiment si grand, si pur, qu'est l'amour, mais peut être est-il trop pur pour les coeurs des hommes qui nous entourent ? Heureusement que là-haut, au ciel, ce sentiment n'est pas partiel et une fois là-haut le monde sera beau. Pavlina.

Jeudi 17 juin 2004
Combien de gens peuvent dire qu'ils connaissent ou qu'ils ont connu le bonheur ? Très peu car beacoup pense que le bonheur n'existe pas ou ratachent l'idée du bonheur à une situation financière. Certaines personnes disent que l'argent ne fait pas le bonheur mais y contribut et se plaignent de leur situation actuelle en rêvant à un futur où ils seront plus riches, donc plus heureux. Quelle foutaise ! Quel gâchi car ces gens là, ne savent pas que le bonheur est là, à côté d'eux. Ils ne savent pas qu'ils vivent le bonheur au quotidien. Surtout, ils ne savent pas que le bonheur on le trouve au fond de son coeur. Le bonheur c'est, savoir se contenter de ce que l'on a sans penser à ce que l'on pourrait avoir si... C'est savoir aimer et se sentir aimé. C'est se faire une joie de pas grand chose. Quel bonheur est plus grand que la vision d'un enfant qui vous sourit, qu'un animal qui vient vers vous pour vous accueillir, qu'une personne vous serre dans ses bras et vous dit tout bas ''Je t'aime » ? Rien, il n'y a rien de plus beau et de plus grand et ça je le sais. Pavlina.

Jeudi 17 juin 2004
Tu m’as dit que j’employais trop de phrases toutes faites alors ce que je vais dire ce sera à ma façon, sans vers et sans prose mais cela vient du fond du cœur. Je t’ai vu il y a un mois de cela et je n’avais pas envie de partir de Paris. Ton sourire charmeur et ta façon d’être me donnaient envie de te connaître. En revenant ici dimanche, je t’ai vu et toi étonnamment tu m’as reconnu. Lorsque tu acceptas mon invitation le soir je n’en revenais pas ! Vers 22 heures tu m’offris un verre chez toi, un thé plus précisément et je l’acceptais. Là je perdit toute mon assurance, devant ton regard et devant ton sourire je me sentais rougir, je me sentais nue. C’est sur un air de jazz que je m’abandonnais dans tes bras. Je sentie ton désir m’envahir et tout mon corps en frémir. Cette nuit d’amour fut formidable tant elle était pleine de tendresse. Le lendemain tu ne parlas pas beaucoup mais tu as failli me faire pleurer en me lisant ces chansons d’amour et surtout en me chantant cette superbe chanson de Piaf : « Je t’ai dans la peau ». Je ne sais comment dire ce que je ressens, mais pour moi c’était merveilleux. Tu me fis comprendre que ce n’était qu’une aventure, au fond de moi je partageais ce même sentiment. Disons qu’une aventure n’est pas vraiment le mot exact car il est trop expéditif et vulgaire. Pour moi ce fut comme un rêve dans lequel j’ai trouvé un épanouissement et comme pour tous les beaux rêves, je ne crois pas vouloir le refaire. J’aurais trop peur de gâcher par une seconde fois ce que j’ai ressentie avec toi. Cela paraît peut être absurde, surtout pour quelqu’un qui ne me connaît pas, mais me trouver là avec toi mon chanteur des rues, mon accordéoniste, mon Gavroche ; dans un appartement à Montmartre et Toi entrain de me chanter Piaf…Je n’oublierai jamais. Ce fut tellement beau que j’aurais peur de gâcher cela par une autre rencontre peut être moins enchanteresse, peut être mieux que sais-je, seul l’avenir le dira, toute fois si avenir pour nous il y a… A Toi Didier, mon Gavroche qui a su réaliser un de mes rêves secrets. Pavlina. En hommage à Didier, décédé du sida un an plus tard…

Jeudi 17 juin 2004
[ Maman! ]
Pardonne-moi pour ce que je t'ai fait, je sais que tu as mal, je sais quelle déchirure tu as car au fond de moi elle est également là, aussi forte et douloureuse que la tienne. La seule différence est que la mienne a déjà un an, oui un an de douleur à te voir là pareille qu'avant et pourtant si différente. Différente dans tes gestes, différente dans ta façon de penser et de m’aimer. Tu n’essais plus de m’écouter, tout ça à cause d’un homme qui est ton mari mais pas mon père et qui m’a toujours haïe. Toi depuis un an c’est dans sa voie que tu le suis. Oh maman ! Si douce il y a encore un an, toi maman ma meilleure amie pourquoi m’as tu ainsi puni ? Maman je t’aime mais comme ma douleur est aussi grande et profonde que l’amour que j’éprouve pour toi, je suis partie, partie pour me consoler, partie pour t’oublier, oublier qu’un jour tu m’as aimé, oublier que depuis un an tu m’as détesté. Maintenant, je ne reviendrais plus, mon seul espoir est qu’un jour je puisse rendre à quelqu’un cet amour que tu m’as donné et c’est alors et alors seulement que je me rappellerai que pour toi j’ai existé. Pavlina.

Jeudi 17 juin 2004
Une licorne marche au loin sur un sol jonché de cadavres... Ce sont ceux de son espèce, ses frères, ses sœurs... Tous ses congénères sont couchés là inertes... Tremblante, sont cœur bat très fort, ses yeux cherchent désespérément celui qui à peine deux heures avant allait l'honorer. Ils venaient de s'unir pour la vie quand soudain un vrombissement retenti dans la vallée, des armures qui s'entrechoquent, des pas lourds, des grognements tout ceci accompagné d'un épais nuage de poussière s'élevant des ces terres arides. Son compagnon la poussa dans une grotte camouflée par des ronces. Elle était là transie de peur, de douleur car les ronces lui avaient abîmé son beau pelage blanc. Elle n'osait plus bouger et entendait venant de l'extérieur d'horribles cris de douleur, ceux de ses congénères se faisant massacrer. Quelques heures plus tard, elle ouvrit les yeux , le froid l’humidité, la peur ont eu raison d’elle et l’ont paralysé là, elle s’était endormi.Elle tenta de se lécher les plaies que sa langue pouvait atteindre, secoua sa tête, tendit l’oreille, n’entendant plus aucun bruit elle se leva, doucement car ses pattes étaient tremblantes et engourdies. Elle passa sa tête en dehors de la grotte, ce n’est que cahot qu’elle vit. Elle s’aventura dehors effrayé, apeuré le spectacle qui se présentait à elle est horrible, cela dépassait tout entendement. Mais qu’était-il arrivé à son monde ? Jadis si beau, fleuri, gaie, la paix y régnait, la nourriture et l’eau y étaient à profusion.Depuis l’arrivée au pouvoir d’un homme vil s’autoproclamant Roi de ces Terres, Yohan le Ténébreux, ce ne fut que malheurs, assèchement, débauche, massacres, seul son peuple restait encore épargné de cette barbarie jusqu’à tout à l’heure. Doucement la nuit dépose son voile étoilé sur cette scène, la Licorne les yeux emplis de larmes les lève au ciel, soupir profondément, son cœur lui fait mal, il bat fort, très fort, elle vient de retrouver le corps inerte de son bien aimé, sa tête lui tourne, elle enrage tant la douleur lui compresse son cœur, elle se cabre et pousse un profond hennissement. [la suite est en cours]

Jeudi 17 juin 2004
Ma liberté, je viens de la trouver. Pour cela, il m'a fallut d'abord tout quitter, mes parents, mes amis en somme ma prison dans l'Est. J'ai roulé, roulé pour la trouver et enfin ça y est je l'ai. Libre de tout, libre de rien car malgrès cela, j'ai envie de mourir mais quelle exquise saveur que l'envie de mourir libre. Libre de ce grand régisseur qu'est le temps. Libre comme l'air allant et faisant au grés de ma volonté. Libre de regarder l'océan à n'en plus soif. Libre de faire l'amour sur ses plages dorées, sous un clair de lune. Quel délice que de sentir couler le sable sur ma peau alors que nue, je me donnais à Toi l'océan, à Toi ma liberté. Pavlina.

Mardi 15 juin 2004
Soldat qui es-tu ? Connu ou inconnu, quelle différence ? Devant une arme prète à te tirer dessus c'est ton ennemi qui aura le dessus. Tu parts fièr au combat mais tu n'es pas fièr de ce que tu fais. Et pourquoi ? Pour qui ? Pour une soit disante patrie qui bien souvent te rennie ... Une patrie qui t'envoie te battre dans un autre pays alors qu'ici les gens vivent dans la quiétude et l'ignorance. L' ignorance alors que toi là-bas tu te bas pour eux, seul ! Seul avec d'autres soldats vous menez ce combat que l'on vous a dit de faire mais est-il bien necessaire ? Vous vous soutenez mutuellement, vous vous encouragez. Vous vous liez d'une grande amitié mais après la bataille, où seront ils ces frères que tu auras aimé ? De jour en jour tu perds tes meilleurs amis, les seuls qui t'auraient compris après... Et lorsque tu reviens au pays toujours fièr du devoir accomplit mais avec un gout d'amertume, tu te retrouves à nouveau seul ! Seul à livrer une seconde bataille contre ceux qui t' ont mené au combat. Contre ceux qui riaient et fêtaient pendant que et tes frères vous vous faisiez tuer. Ceux qui maintenant te montre du doigt en te traitant d'assassin mais qui est l'assassin ? Toi ou eux ? Toi qui es soldat car c'est ton métier ? Non ! Eux, qui au fond de toi t' ont assassiné ? Oui ! Je dédie cela à tous les soldats qui se sont battus, revenus ou non, connus ou inconnus. Pavlina.

Lundi 7 juillet 2003

Tu es si bleu, si puissant et mystérieux. Lorsque l'on se rapproche de tes côtes, on te devine grâce à ce gout salé que le vent qui te caresse nous dépose sur les lèvres. Cet air vivifiant qui emplit nos poumons et nos têtes à nous saouler. Puis ce sont nos oreilles qui s' emplissent du bruit à la fois cristallin et farouche de tes vagues se brisant sur tes plages de sable et de coquillages. Tu nous offres un spectacle magnifique et haut en couleur lorsqu'au coucher le soleil te pénètre de ses milles feux et de sa chaleur. Je pourrai passer des heures là assise devant Toi à te regarder à n'en plus soif et à observer la nuit déposant sur ta robe couleur saphir son voile obscur parsemé d'étoiles scintillantes.

Comme j'envie ce soleil et ces étoiles qui se reflètent en toi et j'aimerai me coucher sur l'une de tes vague qui m' emporterait au loin et là dans un tourbillon étourdissant m' évanouir en toi afin de t'appartenir pour toujours et à jamais.

Pavlina.

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